Quand choisir sa plateforme agréée ?
La réforme de la facturation électronique avance, et une question revient régulièrement chez les solopreneurs et micro-entrepreneurs : quand choisir sa plateforme agréée ? Ici, on ne va pas parler de “la meilleure plateforme”, ni faire un comparatif des différentes offres. L’objectif est beaucoup plus simple : vous aider à choisir le bon timing pour être prêt en 2026 (et 2027), selon votre situation, pour être prêt sans stress pour cette transition.
L’essentiel en 30 secondes
Vous êtes concerné par la facturation électronique, même en micro-entreprise et même en franchise en base de TVA : l’obligation existe en réception, puis en émission.
Échéance clé : 1er septembre 2026 → vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée (PA).
Choisir au dernier moment est rarement une bonne stratégie : il faut du temps pour s’équiper, paramétrer, tester, et éviter les blocages (réception, routage, données, e-reporting). À l’approche de l’obligation, le traitement des dossiers par les plateformes agréées risque aussi d’être plus long, en raison de l’afflux de demandes.
Plateformes Agréées, PDP ou “Plateformes de Dématérialisation Partenaire” : pas de panique, c’est la même chose. En pratique, “plateforme agréée” (PA) est le nouveau terme utilisé par l’administration pour désigner ce qu’on appelait auparavant une PDP Plateforme de Dématérialisation Partenaire. La nomenclature a été mise à jour avec le cadre réglementaire de la facturation électronique, mais le principe reste identique : il s’agit de la plateforme par laquelle transitent les factures électroniques.
Qu'est-ce qu'une Plateforme agréée PA (ex PDP) ?
Une plateforme agréée (PA) est un prestataire immatriculé par l’administration fiscale qui permet :
D’émettre, transmettre et recevoir des factures électroniques (e-invoicing),
De suivre le cycle de vie d'une facture,
Et de transmettre à l’administration des données de facturation / transactions / paiement (e-reporting).

Information importante
Depuis octobre 2024, l’État a recentré le Portail Public de Facturation sur un rôle d’annuaire et de concentrateur de données : dans la pratique, ce sont les plateformes agréées qui opèrent l’émission/réception et les transmissions.
Qui est concerné par la facturation électronique ?
Toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA sont concernées par la réforme, quelle que soit leur taille ou leur régime : indépendants, professions libérales, TPE/PME y compris les micro-entrepreneurs en franchise en base de TVA (non redevables, mais bien assujettis).
Concrètement, l’e-invoicing vise les factures entre entreprises assujetties ou redevables de la TVA, établies en France ; et pour les opérations qui ne rentrent pas dans ce cadre (B2C en franchise ou certaines opérations à l’international), la réforme prévoit la transmission de données via l’e-reporting. Enfin, même si vous n’émettez pas encore, vous devrez être en capacité de recevoir des factures électroniques (notamment de vos fournisseurs) à partir du 1er septembre 2026.
Frise chronologique 2026–2027
Début 2026 : phase de préparation
Démarrage d’une phase pilote (tests en conditions réelles).
Publication progressive d’informations et de premières listes de plateformes agréées (PA) en ligne sur le site de la DGFiP.
Objectif : vous laisser le temps de choisir votre Plateforme Agréée et de faire vos réglages.
Bon à savoir
Pour choisir une Plateforme Agréée, les entrepreneurs doivent signer un mandat pour recueillir leur consentement.
1er septembre 2026 : 1ère échéance
Réception obligatoire : toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques.
Émission obligatoire : pour les grandes entreprises et les ETI.
Concrètement : même si vous n’émettez pas encore, vous devez être prêt côté réception.
Septembre 2026 → août 2027 : montée en charge
Paramétrage, tests, organisation interne (routage, données clients/fournisseurs, archivage).
Anticipation de l’activation de l’émission (selon votre activité et vos clients).
Préparation de l’e-reporting si vous êtes concerné.
1er septembre 2027 : 2e échéance
Émission obligatoire : pour les PME et micro-entreprises.
E-reporting : obligations alignées sur le même calendrier selon les opérations concernées.
Objectif : une bascule sans urgence, parce que tout est déjà prêt.
Alors, quand choisir sa Plateforme Agréée ex PDP ?
La réponse courte : dès maintenant.
La réponse utile : cela dépend de votre timing et de votre situation (création d’entreprise, type de clients, volume de factures, etc.). Voyons les cas les plus fréquents.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, anticiper dès maintenant le choix de votre plateforme agréée, afin de tester et vous organiser sereinement.
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Situation 1 — Vous êtes déjà en activité en 2026 : n’attendez pas l’été
Même si vous n’émettez pas encore de factures électroniques, vous devrez être capable d’en recevoir (factures fournisseurs, abonnements, prestations, etc.) au plus tard le 1er septembre 2026.
Donc, dans ce cas, la bonne logique est :
Le choix d'une plateforme agréée pour la facturation électronique avant septembre 2026,
Tester la réception
Pourquoi éviter la dernière minute ? Parce que “être capable de recevoir” n’est pas qu’une case à cocher : il peut y avoir des paramétrages (coordonnées, routage, formats, workflow interne) et cela change la façon dont vous gérez votre comptabilité.
Situation 2 — Création d’entreprise en 2026 : à quel moment s’équiper ?
Si vous êtes en création d’entreprise (micro-entreprise) en 2026, posez-vous cette question très concrète :
“Vais-je recevoir des factures (fournisseurs, logiciels, énergie, téléphone, sous-traitance) à partir de septembre 2026 ?”
Dans la majorité des cas, la réponse est oui donc vous aurez intérêt à désigner une plateforme de réception sans attendre.
Et si vous commencez à facturer des professionnels :
Légalement, l’émission vous concerne surtout à partir de septembre 2027,
Mais dans les faits, vous pouvez vous préparer plus tôt (ex : client grand compte qui bascule ses processus). L’anticipation vous évite des solutions improvisées.
Information importante
Vous devez, au plus tard à l’échéance, être en capacité de recevoir des factures électroniques, ce qui implique d’avoir désigné une plateforme agréée.
Situation 3 — Vous facturez surtout des particuliers (B2C) : êtes-vous concerné ?
Oui.
La réforme comprend deux branches : l’e-invoicing (factures entre entreprises) et l’e-reporting. L’e-reporting désigne la transmission de données à l’administration pour les opérations qui ne passent pas en facture électronique B2B France (notamment B2C et international).
Et, même si vous ne faites que du B2C :
Vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques au 1er septembre 2026,
Vous devrez envoyer des factures électroniques si vous devenez redevable de la TVA,
Et vous aurez, le cas échéant, des obligations d’e-reporting à anticiper, dont le calendrier est aligné sur celui de l’émission.
Situation 4 — Vous travaillez avec des grandes entreprises : anticipez dès maintenant
Si une grande entreprise, ou une ETI, est dans votre portefeuille (ou le devient en 2026), elle aura ses propres contraintes dès septembre 2026.
Dans ce contexte, choisir tôt votre plateforme agréée vous permet :
D’éviter les frictions au moment de la facturation,
De sécuriser vos délais de paiement,
Éviter tout stress supplémentaire de dernière minute,
Et de montrer que votre gestion est “prête” (ce qui peut devenir un critère de sélection, même sans obligation légale anticipée).
Exemples concrets (avec timing)
Exemple 1 — Franck, auto-entrepreneur, démarre en 2026
Franck se lance en graphiste freelance en 2026. Il facture des clients professionnels et s’abonne à plusieurs outils.
Avant le 1er septembre 2026, il doit avoir une organisation qui lui permette de recevoir des factures électroniques (fournisseurs, outils, etc.).
Et s’il prévoit d’envoyer ses premières factures électroniques (volontairement, ou bien parce que son client professionnel l’exige dans son process), il doit choisir sa plateforme agréée avant ce premier envoi pour ne pas bloquer son cycle de facturation.
Exemple 2 — Sarah, micro-entrepreneure en franchise de TVA
Sarah ne facture pas la TVA, elle se dit : “je ne suis pas concernée”.
Sauf que : même en franchise, elle reste assujettie et doit être capable de recevoir des factures électroniques dès septembre 2026 et pouvoir être en conformité avec ses obligations d’e-reporting, le cas échéant, selon la nature de ses opérations.
Conclusion : elle choisit sa plateforme de réception avant l’échéance, et se garde la possibilité d’activer l’émission plus tard.
Exemple 3 — Malik, activité B2C + quelques ventes à l’étranger
Malik vend surtout à des particuliers, et fait quelques opérations hors France.
Il n’est pas forcément concerné par l’e-invoicing pour toutes ses ventes s’il reste en franchise de TVA mais il doit s’intéresser à l’e-reporting (données de transactions/paiement) et à la réception obligatoire.
Il anticipe dès début 2026 pour ne pas découvrir ces obligations “en catastrophe”.
Dans tous les cas, Malik doit choisir une Plateforme Agréée.
Comment passer à l’action
Clarifiez votre situation
Vous créez en 2026 ou vous êtes déjà en activité ?
Vous faites du B2B France, du B2C, de l’international ?
Vous êtes en franchise en base ou redevable de la TVA ?
Avez-vous un logiciel de facturation déjà en place ?
Préciser vos besoins
Priorité : réception avant septembre 2026.
Ensuite : émission (micro) avant septembre 2027.
Rendez-vous sur notre article dédié au choix de sa plateforme agréée
Pour faire votre choix simplement (sans y passer des heures), nous avons un article qui vous guide selon votre cas d’usage et votre niveau d’anticipation.
Vous êtes indépendant ? Alors la Plateforme Agréée Solo est faite pour vous ! Solo réunit tout ce qu’il faut dans une seule plateforme, pensée pour simplifier la vie des indépendants, à chaque étape de leur activité.
Questions fréquentes
Parfois oui, si votre logiciel est compatible avec une plateforme agréée (ou intégré à une plateforme). Le point clé : seule une plateforme agréée peut assurer toutes les fonctions prévues (émission/réception/transmissions).
L’obligation démarre en septembre 2026 (réception pour tous). Choisir tôt n’est pas “obligatoire aujourd’hui”, mais c’est souvent le meilleur moyen d’être serein et d’éviter un choix précipité.
L’administration publie des informations et une liste officielle. Une première liste a été publiée mi-janvier 2026 et est mise à jour régulièrement par l’administration.
La facturation électronique pour les solopreneurs en 2026, ce n’est pas “juste une nouvelle règle” : c’est un changement d’habitudes (réception/émission + e-reporting) qui va toucher le quotidien de millions d’indépendants. Anticipez ce changement en choisissant dès maintenant Solo pour la gestion de votre activité de solopreneur.
Sources :
https://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A15683
https://www.economie.gouv.fr/tout-savoir-sur-la-facturation-electronique-pour-les-entreprises
https://www.economie.gouv.fr/actualites/facturation-electronique-ouverture-de-lannuaire-dedie
https://www.impots.gouv.fr/professionnel/je-decouvre-la-facturation-electronique
https://www.impots.gouv.fr/facturation-electronique-et-plateformes-agreees
https://portail.chorus-pro.gouv.fr/aife_documentation?id=kb_article_view&sysparm_article=KB0012264
Auteurs
Rédactrice spécialiste de l’entrepreneuriat, Julie est doublement diplômée en école de commerce et en bioéconomie et intelligence stratégique. Julie dispose d’une connaissance théorique et pratique de l’entrepreneuriat avec des expériences en tant qu’auto-entrepreneur et en tant que présidente de Start-up.
Juriste spécialisé en droit des affaires et en propriété intellectuelle, Tom cumule six années d’expérience en cabinet et en entreprise. Diplômé d’un Master en Droit des affaires à la Sorbonne et d’un Master en Droit de la PI au CEIPI, il a participé à la création de nombreuses entreprises sous différentes formes juridiques (SAS, SARL, SCI, holdings etc..). Passionné par les enjeux liés à la création d’entreprise, et notamment au statut de micro-entrepreneur, il accompagne les porteurs de projets avec précision et pédagogie afin de leur offrir un cadre juridique fiable et propice au développement de leurs activités.
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