Aides à la création d’auto-entreprise en 2026 : ACRE, ARE, ARCE et autres dispositifs
Créer une auto-entreprise implique souvent des dépenses dès les premiers mois : achat de matériel, assurance professionnelle, outils numériques, communication ou encore frais liés au démarrage de l’activité. Pour de nombreux créateurs, la question du financement se pose donc rapidement. Plusieurs aides peuvent accompagner le lancement d’une activité en micro-entreprise. Certaines permettent de réduire les cotisations sociales, d’autres de conserver une partie de ses allocations chômage ou de recevoir un capital pour financer son projet. En 2026, les règles évoluent également. L’ACRE n’est plus attribuée automatiquement et son niveau d’exonération diminue pour certaines créations d’entreprise à partir du 1er juillet 2026. Dans ce guide, découvrez les principales aides à la création d’auto-entreprise en 2026, les conditions pour en bénéficier, les démarches à effectuer et les cumuls possibles selon votre situation.
• Trois aides principales peuvent accompagner la création d’une auto-entreprise : l’ACRE, l’ARE et l’ARCE
• L’ACRE permet de réduire une partie des cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d’activité
• Depuis 2026, l’ACRE doit faire l’objet d’une demande auprès de l’Urssaf et n’est plus accessible à tous les créateurs
• Pour les créations réalisées à partir du 1er juillet 2026, le taux d’exonération est réduit
• L’ARE permet de conserver une partie de ses allocations chômage pendant le développement de l’activité
• L’ARCE permet de percevoir une partie des droits au chômage sous forme de capital
• L’ACRE est nécessaire pour bénéficier de l’ARCE
• L’ARE et l’ARCE ne peuvent pas être perçues simultanément sur les mêmes droits
• D’autres dispositifs peuvent compléter ces aides : RSA, prime d’activité, accompagnements régionaux ou aides locales
L’ACRE en 2026 : ce qui change pour les auto-entrepreneurs
L’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) est l’un des principaux dispositifs de soutien au démarrage d’une activité indépendante.
Contrairement à une idée reçue, cette aide ne consiste pas en une somme versée au créateur. Son intérêt est différent : elle réduit une partie des cotisations sociales dues pendant les premiers mois d’activité.
Cette diminution des charges peut représenter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros d’économies sur une première année d’exercice.
Pour un auto-entrepreneur qui démarre avec peu de trésorerie, cette aide permet souvent de financer plus facilement ses premières dépenses : assurance professionnelle, matériel, abonnement à un logiciel de facturation, création d’un site internet ou actions de prospection commerciale.
C’est également souvent le moment où se pose la question de l’organisation administrative de l’activité, notamment de l’ouverture d’un compte dédié. Pour en savoir plus, consultez Compte bancaire auto-entrepreneur : est-il obligatoire ?
Ce qui change pour l’ACRE en 2026
Deux évolutions importantes concernent les créateurs d’entreprise en 2026.
D’une part, l’ACRE n’est plus attribuée automatiquement. Une demande doit être effectuée auprès de l’Urssaf après la création de l’activité.
D’autre part, le niveau d’exonération évolue pour certaines créations réalisées à partir du 1er juillet 2026.
La date de création de votre auto-entreprise peut donc avoir un impact direct sur le montant des cotisations sociales à payer pendant votre première année d’activité.
Qui peut bénéficier de l’ACRE en 2026 ?
L’ACRE est désormais réservée à certains profils définis par la réglementation. Dans la plupart des cas, il s’agit de demandeurs d’emploi, de jeunes créateurs ou de bénéficiaires de certains dispositifs sociaux.
Peuvent notamment être éligibles :
• Les demandeurs d’emploi indemnisés
• Les demandeurs d’emploi non indemnisés inscrits à France Travail depuis plus de 6 mois au cours des 18 derniers mois
• Les bénéficiaires du RSA
• Les bénéficiaires de l’ASS
• Les jeunes âgés de 18 à moins de 26 ans
• Les personnes de moins de 30 ans reconnues en situation de handicap
• Les personnes de moins de 30 ans ne remplissant pas les conditions d’indemnisation chômage
• Les bénéficiaires de la PreParE
• Les créateurs installés dans un quartier prioritaire de la politique de la ville
• Les créateurs installés dans une zone France Ruralités Revitalisation (FRR)
• Les bénéficiaires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE)
• Certains salariés ou anciens salariés reprenant une entreprise en difficulté
Une autre condition doit être respectée : vous ne devez pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des trois années précédentes.
Si votre situation présente une particularité, il est recommandé de vérifier votre éligibilité directement auprès de l’Urssaf avant la création de votre activité.
Taux ACRE 2026 : combien de cotisations économiser selon votre activité ?
L’économie réalisée grâce à l’ACRE dépend principalement de votre activité et de la date de création de votre auto-entreprise.
Pour les créations réalisées avant le 1er juillet 2026, l’exonération reste plus favorable que pour celles réalisées à partir de cette date.
Activité | Taux normal indicatif 2026 | Avec ACRE avant le 1er juillet 2026 | Avec ACRE à partir du 1er juillet 2026 |
|---|---|---|---|
Vente de marchandises | 12,3 % | Environ 6,2 % | Environ 9,2 % |
Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) | 21,2 % | Environ 10,6 % | Environ 15,9 % |
Activités libérales (BNC) | 24,6 % à 25,6 % | Environ 12,3 % à 12,8 % | Environ 18,5 % à 19,2 % |
Bon à savoir
Les taux présentés ci-dessus sont donnés à titre indicatif pour 2026. Ils doivent être vérifiés au moment de votre déclaration, car ils peuvent évoluer selon votre activité, votre caisse de rattachement et les évolutions réglementaires applicables.
L’exonération ACRE s’applique dans la limite de 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS).
En 2026, le PASS est fixé à 48 060 €. Le plafond d’application de l’ACRE est donc de 36 045 €.
Au-delà de ce montant, l’exonération ne s’applique plus sur la part excédentaire.
Exemple de calcul
Prenons le cas d’un auto-entrepreneur exerçant une activité de prestation de services BIC.
Son chiffre d’affaires atteint 20 000 € sur sa première année d’activité.
Sans ACRE :
Cotisations sociales estimées : 4 240 €
Taux appliqué : 21,2 %
Avec une exonération de 50 % :
Cotisations estimées : 2 120 €
Avec une exonération de 25 % :
Cotisations estimées : 3 180 €
Selon sa date de création, la différence peut représenter plus de 1 000 € sur la première année.
Comment faire une demande d’ACRE ?
La demande d’ACRE doit être effectuée auprès de l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début d’activité.
Le formulaire utilisé est le Cerfa n°13584*02.
Les justificatifs à fournir dépendent de votre situation personnelle. Selon votre profil, il peut être nécessaire de joindre :
• Une preuve de création d’activité
• Une attestation France Travail
• Un justificatif de perception du RSA ou de l’ASS
• Un justificatif lié à une reconnaissance de handicap
• Un justificatif de domiciliation dans une zone éligible
• Un contrat CAPE lorsque vous êtes concerné par ce dispositif
L’idéal est de préparer ces documents avant même la création de l’entreprise afin de pouvoir transmettre un dossier complet rapidement.
Une fois votre activité lancée, vous devrez également respecter vos obligations déclaratives auprès de l’Urssaf. Pour approfondir le sujet, consultez Première déclaration auto-entrepreneur ainsi que Déclaration Urssaf auto-entrepreneur.
Obtenir l’ACRE n’est qu’une première étape. Dès les premiers mois, il est important de suivre séparément vos encaissements, vos cotisations estimées et vos échéances déclaratives afin d’anticiper votre trésorerie et d’éviter les oublis.
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ARE et auto-entreprise : conserver une partie de ses allocations chômage
Lorsque vous créez une auto-entreprise alors que vous percevez des allocations chômage, vous pouvez, sous certaines conditions, continuer à bénéficier de l’ARE (Aide au retour à l’emploi).
L’objectif de ce dispositif est de sécuriser le lancement de votre activité. Plutôt que de perdre immédiatement vos allocations, vous pouvez conserver une partie de vos droits pendant la phase de démarrage.
Cette solution est souvent privilégiée par les créateurs qui souhaitent développer progressivement leur activité avant d’en vivre à temps plein.
Contrairement à l’ARCE, l’ARE n’est pas versée sous forme de capital. Le montant est recalculé chaque mois en fonction des revenus déclarés auprès de France Travail.
Comment fonctionne le cumul entre ARE et auto-entreprise ?
Le principe est simple : lorsque votre activité génère peu de revenus, une partie de votre allocation peut continuer à être versée.
Chaque mois, vous devez actualiser votre situation auprès de France Travail et déclarer les revenus liés à votre activité indépendante.
Le montant exact de l’allocation maintenue dépend notamment :
• Du montant de vos droits ARE
• Des revenus retenus pour le calcul
• De votre situation personnelle
• Des règles applicables par France Travail au moment de la déclaration
Plus vos revenus augmentent, plus le montant d’ARE versé diminue.
En contrepartie, les jours non indemnisés peuvent prolonger la durée de vos droits.
Exemple de maintien de l’ARE
Prenons le cas d’un créateur d’entreprise qui perçoit 1 500 € d’ARE par mois.
Durant son premier mois d’activité, son auto-entreprise génère un revenu limité. Une partie de son allocation peut alors être maintenue selon les règles de calcul de France Travail.
Il ne perd donc pas automatiquement l’intégralité de ses droits dès ses premiers encaissements.
Le calcul exact varie selon la situation de chaque demandeur d’emploi, mais ce mécanisme permet généralement d’assurer une transition plus progressive entre le chômage et l’activité indépendante.
Pourquoi certains créateurs choisissent de conserver l’ARE ?
Le maintien de l’ARE est souvent adapté lorsque l’activité démarre progressivement.
C’est notamment le cas :
• Lorsque les premiers clients mettent du temps à arriver
• Lorsque le chiffre d’affaires est encore irrégulier
• Lorsque l’activité est lancée en parallèle d’une recherche de clientèle
• Lorsque le créateur souhaite limiter les risques financiers au démarrage
Par exemple, un consultant freelance qui démarre avec une ou deux missions par mois peut continuer à percevoir une partie de son allocation tout en développant progressivement son portefeuille clients.
Cette formule permet généralement d’aborder les premiers mois avec davantage de visibilité financière.
Cette période peut également être utilisée pour structurer son activité et développer sa clientèle. Si vous démarrez, découvrez également Comment trouver des clients quand on lance son activité ?
Dans quels cas l’ARE est-elle souvent la solution la plus adaptée ?
Le maintien de l’ARE peut être particulièrement pertinent si :
• Votre activité démarre progressivement
• Vous avez peu de dépenses de lancement
• Vous recherchez un revenu mensuel régulier
• Vous souhaitez tester votre marché avant d’investir davantage
• Vous ne savez pas encore à quelle vitesse votre activité générera du chiffre d’affaires
Dans la plupart des cas, cette option est choisie pour sécuriser la phase de démarrage plutôt que pour financer des investissements importants.
ARCE : recevoir une partie de ses droits chômage sous forme de capital
L’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise) fonctionne selon une logique différente.
Plutôt que de percevoir une allocation chaque mois, vous recevez une partie de vos droits restants sous forme de capital.
Cette aide est souvent choisie par les créateurs qui ont besoin d’un financement immédiat pour lancer leur activité.
Attention toutefois : l’ARCE n’est pas accessible à tous les créateurs d’entreprise.
Pour en bénéficier, vous devez notamment :
• Disposer de droits ARE ouverts
• Obtenir l’ACRE
Sans ACRE, il n’est pas possible de demander l’ARCE.
Quel est le montant de l’ARCE ?
Le montant de l’ARCE correspond à 60 % des droits ARE restant à percevoir au moment de la création ou de la reprise de l’entreprise.
La somme est versée en deux fois :
• Un premier versement après acceptation du dossier
• Un second versement environ six mois plus tard, sous réserve que l’activité soit toujours en cours
Exemple de calcul de l’ARCE
Imaginons qu’un créateur dispose encore de 18 000 € de droits ARE au moment de créer son auto-entreprise.
Le calcul est le suivant :
18 000 € × 60 % = 10 800 €
L’ARCE versée sera donc de 10 800 €.
Le versement est généralement réparti en deux paiements :
• 5 400 € lors du premier versement
• 5 400 € lors du second versement
Cette somme peut être utilisée pour financer :
• Du matériel professionnel
• Un site internet
• Une formation
• Des actions de communication
• Un stock de départ
• Une assurance professionnelle
• Des frais liés au lancement de l’activité
À noter que les 40 % restants ne sont pas versés dans le cadre de l’ARCE.
ARE ou ARCE : quelle aide choisir ?
Le choix entre l’ARE et l’ARCE dépend avant tout de votre besoin de trésorerie.
Certaines personnes privilégient la sécurité d’un revenu régulier pendant les premiers mois d’activité.
D’autres préfèrent disposer immédiatement d’un capital afin de financer leur lancement.
Critère | ARE | ARCE |
|---|---|---|
Versement | Mensuel | Capital |
Condition principale | Droits ARE ouverts | Droits ARE ouverts + ACRE |
Niveau de sécurité financière | Généralement plus élevé | Plus limité |
Financement immédiat du projet | Faible | Plus important |
Souplesse | Élevée | Plus engageante |
Profil le plus fréquent | Démarrage progressif | Projet nécessitant des investissements |
Quand privilégier l’ARE ?
L’ARE est souvent choisie lorsque :
• Le chiffre d’affaires est encore incertain
• L’activité est en phase de test
• Peu d’investissements sont nécessaires
• Le créateur souhaite sécuriser ses revenus
Quand privilégier l’ARCE ?
L’ARCE est souvent privilégiée lorsque :
• Des dépenses importantes doivent être engagées rapidement
• L’activité nécessite du matériel ou des investissements dès le départ
• Le créateur dispose déjà d’une bonne visibilité commerciale
• Un apport financier immédiat facilite le lancement du projet
Avant de faire votre choix, il est recommandé d’échanger avec votre conseiller France Travail afin d’évaluer la solution la plus adaptée à votre situation.
Dans tous les cas, il est préférable de prévoir une réserve de trésorerie. Même avec une aide à la création, plusieurs mois peuvent être nécessaires avant d’atteindre un niveau de chiffre d’affaires stable.
Les autres aides pour lancer son auto-entreprise
L’ACRE, l’ARE et l’ARCE sont les dispositifs les plus connus des créateurs d’entreprise. Toutefois, d’autres aides peuvent également soutenir le lancement d’une activité selon votre situation personnelle, votre lieu d’implantation ou votre projet.
Ces dispositifs ne remplacent pas une bonne préparation financière, mais ils peuvent contribuer à sécuriser les premiers mois d’activité.
Les aides nationales complémentaires
Certaines aides nationales peuvent être cumulées avec les principaux dispositifs d’aide à la création d’entreprise.
Accompagnement régional à la création : que reste-t-il du NACRE ?
Le NACRE (Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise) n’est plus organisé de manière uniforme au niveau national.
Aujourd’hui, son fonctionnement dépend principalement des régions et des organismes partenaires chargés de l’accompagnement des créateurs.
Selon votre territoire, vous pouvez bénéficier :
• D’un accompagnement à la création d’entreprise
• D’un suivi pendant les premières années d’activité
• D’une aide à la structuration du projet
• D’un accompagnement à la recherche de financement
• D’un accès à certains prêts ou dispositifs régionaux
Dans certaines régions, cet accompagnement peut être associé à un prêt à taux zéro destiné à faciliter le démarrage de l’activité.
Les modalités varient d’un territoire à l’autre. Il est donc conseillé de se renseigner auprès de votre région, de France Travail, de votre chambre de commerce et d’industrie (CCI) ou de votre chambre de métiers et de l’artisanat (CMA).
RSA, prime d’activité : des aides cumulables sous conditions
La création d’une auto-entreprise n’entraîne pas automatiquement la perte du RSA ou de la prime d’activité.
Ces aides peuvent continuer à être versées, mais leur montant est recalculé en fonction des revenus générés par votre activité.
Le RSA peut ainsi accompagner le démarrage d’une activité qui génère encore peu de chiffre d’affaires.
La prime d’activité peut également compléter les revenus d’un indépendant lorsque les conditions de ressources sont remplies.
Le montant réellement perçu dépend notamment :
• De votre situation familiale
• Des revenus de votre foyer
• Du chiffre d’affaires déclaré
• Des règles applicables au moment de la demande
Il est donc recommandé d’effectuer une simulation auprès de la CAF avant ou après la création de votre activité.
Les aides locales et régionales
En complément des aides nationales, de nombreuses collectivités territoriales proposent leurs propres dispositifs de soutien à la création d’entreprise.
Selon votre lieu d’implantation, vous pouvez bénéficier :
• D’une subvention de démarrage
• D’un prêt d’honneur
• D’un accompagnement renforcé
• D’une aide à l’investissement
• D’un soutien spécifique pour certains secteurs d’activité
• D’un dispositif réservé aux territoires prioritaires
Avant de créer votre auto-entreprise, prenez le temps de consulter les aides proposées par :
• Votre région
• Votre département
• Votre intercommunalité
• Votre CCI
• Votre CMA
Dans certains cas, une aide locale peut représenter un soutien financier plus important qu’un dispositif national.
Comment cumuler l’ACRE, l’ARE, l’ARCE et le RSA ?
Toutes les aides à la création d’entreprise ne se cumulent pas de la même manière.
La principale confusion concerne généralement l’ARE et l’ARCE, qui correspondent à deux modes différents d’utilisation des droits au chômage.
L’ACRE constitue souvent le point de départ puisqu’elle peut ouvrir l’accès à l’ARCE.
Le tableau ci-dessous permet de mieux comprendre les principaux cumuls possibles.
Cumul | Possible ? | À retenir |
|---|---|---|
ACRE + ARE | Oui | Réduction des cotisations et maintien partiel des allocations |
ACRE + ARCE | Oui | L’ACRE est nécessaire pour demander l’ARCE |
ARE + ARCE | Non | Il faut choisir entre allocation mensuelle et capital |
ACRE + RSA | Oui | Le montant du RSA peut être recalculé |
ACRE + prime d’activité | Oui sous conditions | Dépend des revenus du foyer |
ACRE + accompagnement régional | Oui | Selon les règles du dispositif concerné |
ARCE + aides locales | Souvent oui | Vérifier les conditions propres à chaque aide |
Exemple concret
Un demandeur d’emploi indemnisé crée une auto-entreprise en 2026.
Il demande l’ACRE dans les délais prévus par l’Urssaf.
Une fois l’ACRE obtenue, il peut :
• Conserver l’ARE et percevoir une partie de ses allocations chaque mois
ou
• Demander l’ARCE afin de recevoir une partie de ses droits sous forme de capital
En revanche, il ne peut pas bénéficier simultanément du maintien de l’ARE et de l’ARCE sur les mêmes droits chômage.
Checklist : les démarches à effectuer dans le bon ordre
Les aides à la création d’entreprise sont souvent soumises à des délais et à des formalités spécifiques.
Pour éviter de perdre un droit ou de déposer une demande hors délai, voici les principales étapes à suivre.
Vérifier votre éligibilité à l’ACRE avant la création de l’activité
Vérifier vos droits auprès de France Travail si vous êtes demandeur d’emploi
Créer votre auto-entreprise
Déposer votre demande d’ACRE auprès de l’Urssaf dans les 60 jours suivant le début d’activité
Informer France Travail de votre création d’entreprise si vous percevez l’ARE
Choisir entre le maintien de l’ARE et l’ARCE selon votre situation
Effectuer votre première déclaration de chiffre d’affaires auprès de l’Urssaf
Actualiser votre situation chaque mois auprès de France Travail si vous bénéficiez du maintien de l’ARE
Suivre régulièrement vos encaissements, vos cotisations et vos échéances administratives
Ce qu’il faut retenir sur les aides à la création d’auto-entreprise
Plusieurs dispositifs peuvent accompagner la création d’une auto-entreprise en 2026, mais ils ne répondent pas tous au même besoin.
L’ACRE permet de réduire les cotisations sociales pendant la première année d’activité. L’ARE aide à sécuriser le démarrage grâce au maintien d’une partie des allocations chômage. L’ARCE permet quant à elle de recevoir une partie des droits restants sous forme de capital.
Le choix entre ces aides dépend avant tout de votre situation personnelle, de votre besoin de trésorerie et du niveau de maturité de votre projet.
Avant de créer votre activité, prenez le temps de vérifier votre éligibilité, d’anticiper les démarches administratives et de respecter les délais de demande. Quelques jours de retard peuvent parfois suffire à perdre le bénéfice d’un dispositif.
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Les questions fréquentes
Non. Depuis les évolutions du dispositif, l’ACRE est réservée à certains profils, notamment les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires de minima sociaux, les jeunes créateurs ou certaines personnes implantées dans des zones spécifiques. Il est recommandé de vérifier votre situation auprès de l’Urssaf avant de déposer votre demande.
Non. L’obtention de l’ACRE fait partie des conditions nécessaires pour demander l’ARCE auprès de France Travail.
Pour les personnes éligibles à l’ACRE, les créations réalisées avant le 1er juillet 2026 bénéficient effectivement d’un niveau d’exonération plus avantageux que celles réalisées après cette date.
Le choix de l’ARCE modifie les modalités d’utilisation des droits au chômage. Il est donc recommandé d’évaluer soigneusement les conséquences de cette décision avec France Travail avant de déposer une demande.
Vous ne pourrez pas bénéficier de l’exonération de cotisations sociales prévue par le dispositif. De plus, l’accès à l’ARCE ne sera pas possible. En revanche, le maintien de l’ARE peut rester envisageable selon votre situation.
Oui. Le RSA peut être maintenu lors de la création d’une auto-entreprise. Son montant est toutefois recalculé en fonction des revenus déclarés et de la situation du foyer.
Non. L’ACRE concerne uniquement les cotisations sociales. Elle n’a pas d’impact direct sur le calcul de l’impôt sur le revenu.
Les obligations fiscales dépendent ensuite de votre régime, de votre chiffre d’affaires et, le cas échéant, du versement libératoire. Pour approfondir le sujet, consultez Quelles déclarations fiscales selon le statut ?
Lorsqu’une activité démarre progressivement et que les revenus sont encore incertains, le maintien de l’ARE est souvent privilégié pour sécuriser les premiers mois. L’ARCE peut être plus adaptée lorsqu’un financement immédiat est nécessaire pour lancer le projet.
Sources
- https://www.urssaf.fr/accueil/exoneration-acre-createur.html
- https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil/sinformer-sur-le-statut/toutes-les-actualites/acre--ce-qui-change-au-1er-janvi.html
- https://www.francetravail.fr/candidat/je-creereprends-une-entreprise/les-aides-financieres-creation-d/devenir-entrepreneur-les-aides-p.html
Auteurs
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Content Specialist
Barbara s’est formée à EmLyon Business School, où elle a développé un intérêt marqué pour l’entrepreneuriat et la communication. Aujourd’hui, elle met ces compétences au service de la création de contenus au Portail Auto-Entrepreneur, avec la conviction que l’accès à une information simple et fiable peut réellement aider les micro-entrepreneurs au quotidien.
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Knowledge Specialist
Jeanne accompagne les auto-entrepreneurs depuis 2020. En pilotant une équipe de conseillers spécialisés dans les démarches de post-immatriculation puis une équipe dédiée aux démarches de modification et de cessation d'entreprise elle a développé une expertise certaine sur le sujet.
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