CFE auto-entrepreneur : calcul, exonération, paiement et déclaration en 2026
Recevoir un avis de CFE pour la première fois surprend souvent les auto-entrepreneurs. Beaucoup pensent ne pas être concernés parce qu'ils travaillent depuis leur domicile, n'ont pas de local commercial ou réalisent encore un chiffre d'affaires modeste. Pourtant, la cotisation foncière des entreprises (CFE) fait partie des impôts que la plupart des indépendants doivent anticiper. Un freelance qui exerce depuis son appartement, une profession libérale qui travaille chez ses clients ou un entrepreneur individuel en micro-entreprise peuvent être redevables de cette taxe locale, même sans bureau dédié. Heureusement, il existe plusieurs cas d'exonération, notamment l'année de création de l'activité ou lorsque le chiffre d'affaires reste limité. Dans ce guide, vous allez découvrir qui paie la CFE, comment elle est calculée, quelles exonérations existent en 2026, comment effectuer la déclaration initiale et quelles démarches anticiper pour éviter les mauvaises surprises.
• La cotisation foncière des entreprises (CFE) est un impôt local dû par la majorité des auto-entrepreneurs, professions libérales et entrepreneurs individuels
• Les créateurs d'entreprise bénéficient d'une exonération de CFE pendant l'année de création
• Une exonération peut s'appliquer lorsque le chiffre d'affaires ou les recettes de référence n'excèdent pas 5 000 €
• La CFE est calculée à partir de la valeur locative des locaux utilisés pour l'activité ou d'une base minimum fixée localement
• Les micro-entrepreneurs sont soumis à la CFE dans les conditions de droit commun, sauf exonération applicable
• Une déclaration initiale 1447-C-SD doit être déposée l'année de création de l'activité
• L'avis de CFE est disponible dans l'espace professionnel sur impots.gouv.fr
• Le paiement est entièrement dématérialisé et intervient généralement avant le 15 décembre
Qu'est-ce que la cotisation foncière des entreprises (CFE) ?
La cotisation foncière des entreprises, plus connue sous l'acronyme CFE, est un impôt local qui fait partie de la contribution économique territoriale (CET).
Elle concerne les personnes physiques et les entreprises qui exercent une activité professionnelle non salariée de manière habituelle au 1er janvier de l'année d'imposition.
Autrement dit, la CFE ne concerne pas uniquement les sociétés. Les entrepreneurs individuels, les professions libérales et les auto-entrepreneurs peuvent également être concernés.
La CFE, c'est quoi exactement ?
La CFE a remplacé l'ancienne taxe professionnelle.
Son produit est perçu par les collectivités locales afin de financer certains services publics sur le territoire.
Contrairement à une idée reçue, il n'est pas nécessaire de posséder ou de louer un local commercial pour être redevable de la CFE. Une activité exercée à domicile peut également être concernée. Les règles de la cotisation foncière des entreprises s'appliquent en effet aux indépendants exerçant leur activité de manière habituelle, y compris lorsqu'ils travaillent depuis leur logement ou directement chez leurs clients.
La CFE concerne notamment :
• Les auto-entrepreneurs
• Les micro-entrepreneurs
• Les entrepreneurs individuels
• Les professions libérales
• Les commerçants
• Les artisans
• Les sociétés (SASU, EURL, SAS, SARL...)
La CFE constitue donc un impôt professionnel distinct de la taxe foncière et des cotisations sociales versées à l'Urssaf.
Qui doit payer la CFE quand on est auto-entrepreneur ?
Dans la majorité des cas, les auto-entrepreneurs sont soumis à la CFE.
Le régime micro-entrepreneur ne prévoit pas d'exonération automatique. Impots.gouv.fr précise d'ailleurs que les micro-entrepreneurs sont soumis à la CFE dans les conditions de droit commun, sauf exonération permanente ou temporaire.
Concrètement, les situations suivantes sont fréquentes :
• Un développeur freelance qui travaille depuis son domicile
• Un consultant qui intervient directement chez ses clients
• Une profession libérale qui exerce sans local dédié
• Un graphiste ou un rédacteur indépendant travaillant à distance
Tous peuvent être redevables de la CFE, même sans bureau commercial.
Certaines exonérations permettent toutefois d'échapper à cette cotisation selon le chiffre d'affaires, la date de création de l'activité, l'activité exercée ou la zone géographique d'implantation.
Il est également important de distinguer la CFE des autres règles fiscales applicables aux indépendants. Par exemple, bénéficier de la franchise en base de TVA permet de facturer sans TVA sous certaines conditions, mais n'a aucun effet sur l'assujettissement à la CFE.
Comment est calculée la CFE pour un auto-entrepreneur ?
Le calcul de la CFE dépend principalement :
• Des locaux utilisés pour l'activité
• De la commune ou de l'intercommunalité compétente
• Du chiffre d'affaires réalisé
• Des éventuelles exonérations applicables
Le montant payé peut donc varier fortement d'une entreprise à l'autre.
La base d'imposition : la valeur locative
La CFE est calculée à partir de la valeur locative des biens immobiliers utilisés pour les besoins de l'activité professionnelle.
Exemple
• Un commerçant qui exploite une boutique peut être imposé sur la valeur locative de son local
• Une profession libérale qui dispose d'un cabinet ou d'un bureau dédié peut être imposée sur cet espace
• Une entreprise individuelle qui utilise un local professionnel peut être concernée sur cette base
Dans la pratique, de nombreux auto-entrepreneurs exercent leur activité depuis leur domicile sans disposer de local exclusivement affecté à l'activité.
Dans cette situation, la CFE est souvent établie à partir d'une base minimum fixée par la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI).
Quel est le montant minimum de CFE en 2026 ?
Lorsque la valeur locative des locaux utilisés pour l'activité est faible ou inexistante, la CFE est calculée à partir d'une base minimum d'imposition.
Cette base minimum est déterminée par la commune ou l'EPCI en fonction des tranches de chiffre d'affaires prévues par la loi.
Attention
les montants présentés ci-dessous correspondent à des bases minimums d'imposition. Ils ne représentent pas directement le montant de CFE à payer. Le montant final dépend ensuite des taux votés localement ainsi que des éventuelles taxes additionnelles applicables.
Chiffre d'affaires de référence | Fourchette légale de base minimum |
|---|---|
Inférieur ou égal à 10 000 € | Entre 243 € et 579 € |
Entre 10 001 € et 32 600 € | Entre 243 € et 1 158 € |
Entre 32 601 € et 100 000 € | Entre 243 € et 2 433 € |
Entre 100 001 € et 250 000 € | Entre 243 € et 4 056 € |
Entre 250 001 € et 500 000 € | Entre 243 € et 5 793 € |
Supérieur à 500 000 € | Entre 243 € et 7 533 € |
Ces fourchettes sont prévues par l'article 1647 D du Code général des impôts. Chaque commune ou EPCI choisit ensuite le montant applicable dans cette fourchette.
Deux auto-entrepreneurs réalisant le même chiffre d'affaires peuvent donc payer une CFE différente selon leur lieu d'implantation.
Exemple conret de calcul
Prenons le cas d'un consultant en micro-entreprise qui exerce son activité depuis son domicile à Lyon.
Son chiffre d'affaires de référence est de 28 000 €.
La collectivité compétente applique une base minimum de 450 € pour cette tranche de chiffre d'affaires.
Cette base sert ensuite au calcul de la CFE. Le montant final dépend notamment :
• Du taux voté par la commune ou l'EPCI
• Des taxes additionnelles éventuellement applicables
• De la situation propre de l'entreprise
En pratique, deux consultants réalisant exactement le même chiffre d'affaires peuvent donc payer des montants différents selon leur commune d'implantation.
Pour connaître précisément le montant applicable à votre situation, le plus simple reste de contacter votre service des impôts des entreprises (SIE).
Exonération de CFE : dans quels cas ne pas payer ?
Même si la cotisation foncière des entreprises concerne la majorité des indépendants, plusieurs exonérations peuvent s'appliquer selon la situation de l'entreprise.
Certaines sont automatiques, d'autres nécessitent de respecter des conditions précises.
Avant de payer un avis de CFE, il est donc utile de vérifier si vous êtes éligible à l'un de ces dispositifs.
L'exonération pendant l'année de création de l'activité
La première année d'activité bénéficie d'une exonération de plein droit.
Concrètement, si vous créez votre auto-entreprise en 2026, vous ne payez pas de CFE au titre de l'année 2026.
Cette exonération concerne uniquement l'année civile de création.
Exemple concret :
• Une activité créée le 15 janvier 2026 est exonérée de CFE pour toute l'année 2026
• Une activité créée le 15 décembre 2026 bénéficie également de l'exonération pour l'année 2026
À partir de l'année suivante, l'entreprise peut devenir imposable si elle remplit les conditions d'assujettissement applicables au 1er janvier.
Il est donc plus exact de parler d'exonération l'année de création que d'affirmer que la CFE est systématiquement due dès l'année suivante. La situation doit toujours être appréciée au regard des règles en vigueur et des éventuelles exonérations applicables.
À ne pas confondre non plus avec les dispositifs d'aide à la création d'entreprise. L'ACRE et les aides à la création d'auto-entreprise permettent de réduire certaines cotisations sociales, mais n'ont aucun effet direct sur la CFE.
L'exonération lorsque le chiffre d'affaires n'excède pas 5 000 €
Depuis plusieurs années, les entreprises dont le chiffre d'affaires ou les recettes de référence n'excèdent pas 5 000 € bénéficient d'une exonération de CFE.
Cette règle concerne de nombreux indépendants qui lancent progressivement leur activité ou qui exercent une activité complémentaire.
La condition est appréciée à partir de l'avant-dernière année, appelée année N-2.
Exemple
• CFE due en 2026
• Analyse du chiffre d'affaires réalisé en 2024
• Si le chiffre d'affaires 2024 est inférieur ou égal à 5 000 €, l'exonération peut s'appliquer
Cette exonération est confirmée par Service Public pour les entreprises dont le chiffre d'affaires annuel de référence ne dépasse pas ce seuil.
Quelles autres exonérations de CFE peuvent s'appliquer ?
D'autres dispositifs existent selon l'activité exercée ou la localisation de l'entreprise.
Peuvent notamment bénéficier d'exonérations permanentes ou temporaires :
• Certains artisans sous conditions
• Les artistes-auteurs
• Certaines activités agricoles
• Certaines activités sportives
• Certaines entreprises implantées dans des zones bénéficiant de dispositifs spécifiques
• Certaines entreprises bénéficiant d'exonérations décidées localement
Les règles varient selon les situations et les collectivités concernées.
En cas de doute, le service des impôts des entreprises reste l'interlocuteur le plus adapté pour vérifier votre éligibilité.
Comment déclarer la CFE quand on est auto-entrepreneur ?
L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à penser que la CFE est entièrement automatique.
Même si aucune déclaration annuelle n'est généralement demandée, une formalité importante doit être réalisée lors de la création de l'activité.
Je viens de créer mon auto-entreprise : que dois-je faire pour la CFE ?
Pour éviter les oublis, voici les principales démarches à anticiper :
- Créer votre espace professionnel sur impots.gouv.fr
- Déposer la déclaration 1447-C-SD avant le 31 décembre de l'année de création
- Vérifier si une exonération peut s'appliquer à votre situation
- Consulter votre avis de CFE dans votre espace professionnel en fin d'année
- Régler la cotisation avant la date limite indiquée sur votre avis
Cette checklist permet d'éviter la majorité des difficultés rencontrées lors des premières années d'activité.
La déclaration initiale : formulaire 1447-C-SD
La déclaration initiale de CFE s'effectue à l'aide du formulaire 1447-C-SD.
Selon impots.gouv.fr, cette déclaration doit être déposée au plus tard le 31 décembre de l'année de création de l'entreprise.
Elle permet à l'administration fiscale d'identifier les éléments nécessaires au calcul futur de la cotisation.
Le formulaire comprend notamment :
• L'adresse de l'établissement
• La nature de l'activité exercée
• Les locaux utilisés pour l'activité
• Certaines informations relatives à l'exploitation
Même lorsqu'une activité est exercée à domicile, cette déclaration reste obligatoire.
Les erreurs fréquentes lors de la déclaration initiale
Les situations suivantes sont régulièrement à l'origine de difficultés administratives :
• Oublier de déposer le formulaire 1447-C-SD
• Déclarer une adresse erronée
• Ne pas signaler un changement de lieu d'exercice
• Confondre adresse de domiciliation et lieu réel d'activité
• Renseigner de manière incomplète les informations relatives aux locaux utilisés
Une déclaration initiale incomplète peut compliquer le calcul de la CFE par l'administration fiscale et entraîner des démarches correctives ultérieures.
Faut-il déclarer la CFE chaque année ?
Non.
Une fois la déclaration initiale effectuée, aucune déclaration annuelle spécifique n'est généralement demandée tant que votre situation reste inchangée.
En revanche, certaines modifications peuvent nécessiter une nouvelle démarche déclarative.
C'est notamment le cas en cas :
• De déménagement
• De changement d'activité
• De fermeture d'établissement
• De modification importante des locaux utilisés
Dans certaines situations, une déclaration modificative peut être nécessaire afin de mettre à jour les informations connues par l'administration.
Comment payer la CFE sur impots.gouv.fr ?
La CFE se paie exclusivement en ligne depuis l'espace professionnel du site impots.gouv.fr.
Aucun règlement papier n'est accepté.
Pour les nouveaux entrepreneurs, la principale difficulté n'est d'ailleurs pas le paiement lui-même, mais l'absence d'espace professionnel créé à temps.
Où trouver son avis CFE sur impots.gouv.fr ?
L'avis de CFE est disponible uniquement dans l'espace professionnel.
Il n'apparaît pas dans l'espace particulier utilisé pour la déclaration de revenus.
Pour consulter votre avis :
Connectez-vous à votre espace professionnel sur impots.gouv.fr
Accédez à la rubrique dédiée aux avis d'imposition
Sélectionnez l'avis de CFE concerné
Téléchargez le document
Pour un auto-entrepreneur qui découvre cette obligation pour la première fois, il est conseillé de créer son espace professionnel plusieurs semaines avant la période de mise à disposition des avis.
Que faire si aucun avis CFE n'apparaît dans votre espace professionnel ?
Plusieurs situations peuvent expliquer l'absence d'avis de CFE.
Exemple
• Votre entreprise bénéficie d'une exonération
• Votre activité vient d'être créée
• Votre espace professionnel n'est pas encore activé
• Une information administrative est manquante dans votre dossier
• Une anomalie empêche l'émission de l'avis
Si vous pensez être redevable de la CFE mais qu'aucun avis n'apparaît dans votre espace professionnel, il est recommandé de contacter rapidement votre service des impôts des entreprises.
Bon à savoir
Les avis de CFE sont généralement mis à disposition à partir du mois de novembre.
Quelle est la date limite de paiement de la CFE ?
La CFE doit généralement être réglée avant le 15 décembre.
Cette date peut toutefois évoluer selon les années. Il convient donc de toujours vérifier la date limite figurant sur votre avis d'imposition.
Les principaux moyens de paiement sont :
• Le prélèvement à l'échéance
• Le prélèvement mensuel
• Le paiement en ligne
Le prélèvement à l'échéance reste souvent la solution la plus simple pour éviter un oubli.
La CFE s'ajoute à d'autres obligations administratives auxquelles les indépendants doivent faire face tout au long de l'année. Pour mieux comprendre l'ensemble des démarches fiscales applicables à votre situation, vous pouvez consulter notre guide consacré aux déclarations fiscales selon votre statut.
Entre les obligations fiscales, les échéances sociales et les déclarations obligatoires, il devient vite difficile de tout suivre sans organisation rigoureuse.
Les erreurs fréquentes à éviter avec la CFE
Chaque année, de nombreux auto-entrepreneurs découvrent la CFE au dernier moment ou passent à côté d'une formalité importante. Résultat : un avis d'imposition inattendu, une échéance oubliée ou une exonération non appliquée.
Voici les erreurs les plus courantes à éviter.
Découvrir la CFE au moment de recevoir l'avis d'imposition
De nombreux indépendants pensent que l'absence de local commercial les dispense automatiquement de cette cotisation.
C'est souvent au moment de consulter leur espace professionnel qu'ils découvrent leur premier avis de CFE.
Un consultant qui travaille depuis son domicile, un graphiste freelance ou une profession libérale qui intervient directement chez ses clients peuvent pourtant être concernés par la cotisation foncière des entreprises auto-entrepreneur.
Anticiper cette charge permet d'éviter un impact imprévu sur la trésorerie en fin d'année.
Confondre la CFE avec les cotisations Urssaf
La CFE et les cotisations sociales répondent à des règles totalement différentes.
Les cotisations Urssaf sont calculées à partir du chiffre d'affaires déclaré et financent notamment la protection sociale de l'entrepreneur.
La CFE est un impôt local perçu par les collectivités territoriales.
Autrement dit, effectuer correctement vos déclarations Urssaf d'auto-entrepreneur n'a aucun effet sur le calcul ou le paiement de la CFE.
Ces deux obligations doivent être suivies séparément.
Penser qu'une activité exercée à domicile est automatiquement exonérée
C'est probablement l'une des idées reçues les plus répandues.
Le fait d'exercer son activité depuis son logement ne dispense pas automatiquement de CFE.
Service Public et impots.gouv.fr rappellent que les entrepreneurs individuels, y compris les micro-entrepreneurs exerçant à domicile ou chez leurs clients, peuvent être soumis à la CFE dans les conditions de droit commun.
Lorsqu'aucun local professionnel spécifique n'est utilisé, une base minimum CFE peut être appliquée par la collectivité compétente.
Oublier de créer son espace professionnel sur impots.gouv.fr
Certains entrepreneurs découvrent trop tard qu'ils doivent disposer d'un espace professionnel pour consulter leur avis de CFE.
Sans cet espace :
• Impossible d'accéder à l'avis d'imposition
• Impossible de vérifier certaines informations fiscales
• Impossible de payer la CFE directement en ligne.
Cette démarche est donc à anticiper dès la création de l'activité.
Gardez un œil sur vos échéances administratives
Entre la CFE, les déclarations de chiffre d'affaires, les cotisations sociales et les obligations fiscales, les échéances s'accumulent rapidement lorsqu'on gère seul son activité.
Disposer d'une vision claire de son chiffre d'affaires, de ses obligations et des principales dates à retenir permet d'éviter de nombreux oublis.
Ce qu'il faut retenir
La cotisation foncière des entreprises (CFE) concerne la majorité des auto-entrepreneurs, professions libérales et entrepreneurs individuels, y compris lorsque l'activité est exercée à domicile.
L'année de création bénéficie d'une exonération de plein droit et certaines entreprises peuvent également être exonérées lorsque leur chiffre d'affaires ou leurs recettes de référence n'excèdent pas 5 000 €.
Le montant de la CFE dépend notamment de la commune d'implantation, des bases minimums fixées localement et des taux applicables. Les montants figurant dans les barèmes légaux correspondent à des bases d'imposition et non au montant final payé.
Pour éviter les mauvaises surprises :
• Créez votre espace professionnel sur impots.gouv.fr
• Déposez votre déclaration 1447-C-SD l'année de création
• Vérifiez les exonérations auxquelles vous pouvez prétendre
• Consultez votre avis de CFE à l'automne
• Réglez votre cotisation avant la date limite indiquée sur l'avis.
Une simple vérification de votre situation et de vos échéances suffit souvent à éviter les mauvaises surprises au moment du paiement.
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Questions fréquentes
Oui, c'est possible.
Le fait d'exercer une activité à domicile n'entraîne pas automatiquement une exonération. Les auto-entrepreneurs, professions libérales et entrepreneurs individuels peuvent être soumis à la CFE même lorsqu'ils travaillent depuis leur logement ou directement chez leurs clients.
Non.
L'exonération de création concerne uniquement l'année civile de création de l'activité. À partir de l'année suivante, votre situation est examinée selon les règles applicables au 1er janvier et les éventuelles exonérations dont vous pouvez bénéficier.
Tout dépend de votre situation.
L'exonération est notamment liée au chiffre d'affaires ou aux recettes de référence de l'année N-2. Si ce montant n'excède pas 5 000 €, une exonération peut s'appliquer sous certaines conditions.
Pas nécessairement.
Les entreprises dont le chiffre d'affaires ou les recettes de référence n'excèdent pas 5 000 € peuvent bénéficier d'une exonération. Au-delà de ce seuil, la CFE peut rester due même si l'activité a été très faible au cours de l'année.
Le montant dépend notamment :
• De votre commune ou intercommunalité
• De la base minimum applicable
• Des taux votés localement
• Des éventuelles exonérations applicables
Votre service des impôts des entreprises (SIE) peut vous aider à estimer votre situation.
L'avis de CFE est disponible exclusivement dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr.
Il n'apparaît pas dans votre espace particulier utilisé pour la déclaration de revenus.
Oui.
Si vous estimez que votre imposition comporte une erreur, vous pouvez adresser une réclamation à l'administration fiscale selon les modalités précisées sur votre avis d'imposition.
Sources
- https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F23547
- https://www.impots.gouv.fr/professionnel/questions/je-suis-micro-entrepreneur-dois-je-payer-une-cotisation-fonciere-des
- https://www.impots.gouv.fr/formulaire/1447-c-sd/declaration-initiale-de-cotisation-fonciere-des-entreprises
- https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000053544997/2026-05-14
Auteurs
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Content Specialist
Barbara s’est formée à EmLyon Business School, où elle a développé un intérêt marqué pour l’entrepreneuriat et la communication. Aujourd’hui, elle met ces compétences au service de la création de contenus au Portail Auto-Entrepreneur, avec la conviction que l’accès à une information simple et fiable peut réellement aider les micro-entrepreneurs au quotidien.
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Knowledge Specialist
Jeanne accompagne les auto-entrepreneurs depuis 2020. En pilotant une équipe de conseillers spécialisés dans les démarches de post-immatriculation puis une équipe dédiée aux démarches de modification et de cessation d'entreprise elle a développé une expertise certaine sur le sujet.
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