Conditions générales de vente (CGV) : le guide complet pour auto-entrepreneurs et freelances
Vous venez de décrocher une mission, le devis est prêt, le client semble d’accord puis une question arrive : faut-il vraiment prévoir des CGV ? La réponse dépend surtout de votre client. Si vous travaillez avec des particuliers, vous devez leur communiquer un certain nombre d’informations avant la vente. Les CGV constituent généralement le support utilisé pour formaliser ces informations. Si vous travaillez avec des professionnels, les CGV doivent être communiquées lorsqu’un acheteur professionnel en fait la demande. Dans tous les cas, s’en passer laisse beaucoup de flou en cas d’impayé, de retard, de litige ou de désaccord sur le périmètre de la prestation. Ce guide explique ce que doivent contenir les CGV d’un auto-entrepreneur, comment les adapter à une prestation de service freelance, comment les articuler avec vos devis et factures, et quelles erreurs éviter.
En B2C, les informations précontractuelles doivent être communiquées au consommateur avant la vente ; les CGV constituent généralement le support utilisé pour les formaliser
En B2B, les CGV doivent être communiquées à tout acheteur professionnel qui en fait la demande
Les CGV encadrent les prix, les délais, les modalités de paiement, les pénalités de retard, les litiges et les responsabilités
Pour une prestation de service, elles doivent préciser le périmètre, les livrables, les validations, les révisions et la propriété intellectuelle
Les CGV complètent le devis et la facture et sécurisent l’ensemble de la relation commerciale
Les nouvelles CGV s’appliquent aux nouvelles commandes et ne modifient pas automatiquement les contrats déjà conclus
Les CGV sont-elles obligatoires pour un auto-entrepreneur ?
La réponse dépend de la nature de vos clients.
CGV en B2B ou B2C : quelles différences ?
Situation | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
Client particulier | Les informations précontractuelles doivent être communiquées avant la vente. Les CGV constituent généralement le support utilisé pour les formaliser. |
Client professionnel | Les CGV doivent être communiquées à tout acheteur professionnel qui en fait la demande. |
Vente à distance à un particulier | Vigilance sur le droit de rétractation, les garanties légales, la médiation et les modalités de réclamation. |
Prestation freelance B2B | Vigilance sur le périmètre de mission, les validations, les délais de paiement, les retards et la propriété intellectuelle. |
Si votre client est un particulier : vous devez communiquer des informations précontractuelles
Lorsque vous vendez un produit ou une prestation à un consommateur, vous devez lui communiquer avant la conclusion du contrat plusieurs informations essentielles : caractéristiques du produit ou du service, prix, modalités de paiement, délais d’exécution, garanties légales, droit de rétractation lorsqu’il s’applique et voies de recours disponibles.
Cette obligation d’information précontractuelle est prévue par l’article L111-1 du Code de la consommation.
En pratique, les CGV constituent l’un des principaux supports permettant de transmettre ces informations.
Elles peuvent notamment prendre la forme :
D’une page dédiée sur votre site internet
D’une annexe jointe au devis
D’une case à cocher avant validation d’une commande
D’un lien visible dans un bon de commande.
L’absence de certaines informations précontractuelles obligatoires peut entraîner une amende administrative. L’article L131-1 du Code de la consommation prévoit notamment une sanction pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale.
Un micro-entrepreneur étant une personne physique, il est concerné par le plafond de 3 000 €.
Si votre client est un professionnel : les CGV doivent être disponibles sur demande
Entre professionnels, les CGV ne sont pas nécessairement transmises automatiquement à chaque échange.
En revanche, l’article L441-1 du Code de commerce prévoit que les conditions générales de vente constituent le socle unique de la négociation commerciale. Lorsqu’elles sont établies, elles doivent être communiquées à tout acheteur professionnel qui en fait la demande.
Le refus de communication peut être sanctionné. L’article L441-1 IV du Code de commerce prévoit une amende administrative pouvant atteindre 15 000 € pour une personne physique, notamment un micro-entrepreneur, et 75 000 € pour une personne morale.
En pratique, les CGV sont fortement recommandées dans tous les cas
Un freelance qui n’a pas de CGV peut vite se retrouver bloqué.
Un client demande « juste une petite modification » pour la cinquième fois. Un paiement arrive avec 45 jours de retard. Un livrable est utilisé sur des supports non prévus. Une mission est annulée alors que le travail a déjà commencé.
Sans conditions générales de vente, chaque point doit être renégocié ou interprété après coup.
Les CGV servent donc à poser les règles avant le problème : périmètre de la mission, délais, modalités de paiement, conditions d’annulation, propriété intellectuelle ou encore gestion des litiges.
Dans la pratique, les CGV sont souvent transmises avec le devis et acceptées en même temps que celui-ci. Pour mettre en place des documents cohérents dès le début de la relation commerciale, consultez notre guide du devis auto-entrepreneur.
CGV, devis, facture : comment ça s’articule ?
Les CGV ne remplacent ni le devis ni la facture. Elles jouent un rôle différent dans la chaîne commerciale.
Schéma simple :
CGV → Devis → Facture d’acompte → Prestation → Facture finale → Relance si impayé
Les CGV posent le cadre général applicable à votre activité. Le devis décrit une mission précise. La facture demande le paiement une fois la vente réalisée ou la prestation exécutée.
Les CGV posent le cadre général
Vos CGV expliquent les règles valables pour vos ventes ou prestations.
Elles peuvent préciser :
Les modalités de commande
Les délais de paiement
Les pénalités de retard
Les conditions d’annulation
Les limites de responsabilité
Les règles de propriété intellectuelle
Le tribunal compétent en cas de litige
Elles évitent de réécrire les mêmes règles dans chaque devis.
La facture intervient après la vente ou pendant la mission
La facture sert à demander le paiement. Elle doit respecter ses propres mentions obligatoires, mais elle n’a pas vocation à contenir toutes vos conditions contractuelles.
Les CGV encadrent la relation. Le devis formalise l’accord. La facture déclenche le paiement.
Que doivent contenir vos CGV ?
Le contenu des conditions générales de vente dépend de votre activité, de votre statut, de votre clientèle et de votre mode de commercialisation. Les mentions obligatoires ne sont pas exactement les mêmes selon que vous travaillez avec des professionnels (B2B) ou des particuliers (B2C).
Par exemple, un prestataire de services en auto-entreprise n'aura pas les mêmes conditions de vente qu'un e-commerçant vendant des produits à des consommateurs. Certaines clauses restent toutefois essentielles dans la majorité des situations.
Les mentions obligatoires et clauses essentielles des CGV
Voici les éléments que l'on retrouve généralement dans les conditions générales de vente ou les conditions générales de service d'un auto-entrepreneur.
Clause | À quoi elle sert |
|---|---|
Identité du vendeur | Identifier clairement l'entreprise : nom, coordonnées, statut, numéro SIREN et informations utiles au client. |
Description des produits ou services | Définir précisément le périmètre de la prestation ou les caractéristiques des produits vendus. |
Prix | Préciser les tarifs applicables, les éventuels frais annexes et la TVA ou la franchise en base de TVA selon votre situation. |
Commande et acceptation | Expliquer comment le client valide la commande, le devis ou la prestation. |
Modalités de paiement | Définir les moyens de paiement acceptés, les acomptes éventuels, les échéances et les conditions de règlement. |
Retard de paiement | Prévoir les pénalités applicables et l'indemnité forfaitaire de recouvrement lorsqu'elles sont requises entre professionnels. |
Livraison ou exécution de la prestation | Encadrer les délais, les modalités d'intervention et les éventuelles conditions particulières. |
Responsabilité | Définir les limites de responsabilité autorisées par la réglementation. |
Réclamations et litiges | Expliquer les démarches à suivre en cas de contestation et préciser la juridiction compétente lorsque cela est possible. |
Médiation de la consommation | Informer le consommateur du médiateur compétent lorsque ce dispositif est applicable. |
Protection des données personnelles | Informer le client sur la collecte et le traitement de ses données conformément à la réglementation applicable. |
Selon la DGCCRF et le Code de commerce, les CGV entre professionnels doivent notamment préciser les conditions de règlement, les éléments de détermination du prix et les éventuelles réductions de prix lorsqu'elles sont prévues.
Une attention particulière aux délais et retards de paiement
Les délais de paiement constituent l'une des clauses les plus importantes des conditions de vente.
Entre professionnels, le délai légal est en principe de 30 jours après la réception des marchandises ou l'exécution de la prestation, sauf accord prévoyant un autre délai dans les limites autorisées par le Code de commerce.
Les CGV doivent également préciser les conséquences d'un retard de paiement. En B2B, les pénalités de retard deviennent exigibles de plein droit dès le lendemain de la date d'échéance figurant sur la facture. Une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 € est également due par le client professionnel en retard.
Pour approfondir ces règles, vous pouvez consulter nos guides Pénalités de retard sur facture : quand les appliquer et comment les calculer ? et Délai de paiement sur facture : que faut-il indiquer ?
À noter
Les règles relatives aux retards de paiement pourraient évoluer dans les prochaines années. Une proposition de loi adoptée par le Sénat en février 2026 prévoit notamment un renforcement des sanctions applicables, mais ces mesures ne sont pas encore entrées en vigueur à ce jour.
Les CGV doivent être adaptées à votre activité
Il n'existe pas de modèle universel de CGV applicable à toutes les situations.
Un consultant, un développeur freelance, un artisan ou un commerçant ne sont pas confrontés aux mêmes risques ni aux mêmes obligations. Les clauses doivent donc être adaptées à la réalité de votre activité, à vos prestations et à votre clientèle.
En cas de doute
Sur certaines mentions obligatoires ou sur les obligations applicables à votre secteur, les fiches pratiques de Service-Public.fr constituent un premier niveau de lecture utile avant de rédiger ou mettre à jour vos conditions générales de vente.
CGV prestation de service : les clauses indispensables pour les freelances
Pour un freelance, un consultant, un graphiste, un développeur ou un photographe, les CGV servent surtout à sécuriser le périmètre de la mission.
C’est souvent là que naissent les litiges : le client pensait que telle demande était incluse, le prestataire pensait l’inverse.
Définir le périmètre de prestation
La première clause utile consiste à préciser ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas.
Par exemple :
Nombre de livrables
Format des livrables
Nombre de réunions incluses
Nombre d’allers-retours
Délais de retour client
Prestations exclues du forfait
Cas concret
Sophie, graphiste freelance, vend un forfait création de logo à 800 €. Ses CGV indiquent que le prix comprend deux pistes créatives et deux séries de retours. Au-delà, chaque révision supplémentaire est facturée 50 € HT.
Sans cette clause, le client peut considérer que les retouches sont illimitées.
Fixer les conditions de validation et de recette
Une prestation peut rester bloquée pendant des semaines si le client ne valide jamais.
Vos CGV peuvent prévoir un délai de retour après livraison.
Exemple de formulation :
“Le client dispose d’un délai de 7 jours ouvrés à compter de la livraison pour transmettre ses demandes de correction. Passé ce délai, et sans retour écrit, le livrable est réputé accepté.”
Cette clause doit rester raisonnable et adaptée à votre activité. Elle évite surtout les projets qui traînent sans fin.
Elle permet aussi de distinguer une correction légitime d’une nouvelle demande.
Encadrer la propriété intellectuelle
Pour les métiers créatifs, digitaux ou éditoriaux, cette clause est essentielle.
Un logo, une photographie, un texte, une maquette, un code ou une illustration peuvent être protégés par le droit d’auteur. La cession des droits doit être précise : droits cédés, usages autorisés, durée, territoire et supports concernés.
Vos CGV peuvent préciser :
Si les droits sont cédés totalement ou partiellement
Si la cession intervient seulement après paiement complet
Les supports autorisés : web, print, réseaux sociaux, publicité
La durée d’exploitation
Le territoire concerné
Le droit ou non d’afficher le projet dans votre portfolio
Exemple : un photographe peut autoriser l’usage de 20 photos sur le site internet du client pendant 3 ans, sans autoriser automatiquement une campagne publicitaire nationale.
Sans clause claire, le désaccord peut arriver après la livraison.
Protéger votre trésorerie
Les CGV ne servent pas seulement à gérer les litiges. Elles peuvent aussi prévenir les impayés.
Pour une prestation de service, vous pouvez prévoir :
Un acompte à la commande
Un paiement en plusieurs échéances
Un délai de paiement clair
Des pénalités de retard
Une indemnité forfaitaire de recouvrement en B2B
Une suspension de mission en cas d’impayé
L’acompte est particulièrement utile pour les freelances. Il confirme l’engagement du client et limite le risque de travailler gratuitement.
Ajouter des clauses complémentaires utiles
Selon votre activité, certaines clauses peuvent être pertinentes.
Clause | Quand l’utiliser |
|---|---|
Confidentialité | Si vous accédez à des données, documents internes ou informations sensibles |
Non-sollicitation | Si vous travaillez avec des sous-traitants ou partenaires |
Résiliation anticipée | Si une mission longue peut être arrêtée avant son terme |
Force majeure | Si un événement extérieur rend l’exécution impossible |
Sous-traitance | Si vous pouvez confier une partie de la mission à un tiers |
Références portfolio | Si vous voulez montrer le projet après livraison |
Ces clauses doivent rester équilibrées. Une clause qui aurait pour effet de supprimer toute responsabilité du professionnel, de limiter les droits légaux du consommateur ou de créer un déséquilibre significatif entre les parties peut être considérée comme abusive au sens de l'article L212-1du Code de la consommation. Dans ce cas, l'article L241-1 du même code prévoit que les clauses abusives sont « réputées non écrites » : elles sont écartées du contrat sans remettre en cause sa validité dans son ensemble.
Comment rédiger ses CGV en auto-entrepreneur ?
Rédiger ses CGV ne consiste pas à accumuler des formulations juridiques complexes. L’objectif est de formaliser clairement vos règles de fonctionnement afin que chaque client sache ce qui est prévu, ce qui ne l’est pas et dans quelles conditions la prestation ou la vente est réalisée.
Étape 1 : identifier votre type de clientèle
Commencez par une question simple : vos clients sont-ils des particuliers, des professionnels ou les deux ?
Si vous travaillez principalement avec des professionnels (B2B), vos CGV doivent notamment encadrer les délais de paiement, les pénalités de retard, les conditions d’exécution de la prestation, les validations, la responsabilité et la propriété intellectuelle.
Si vous travaillez avec des particuliers (B2C), vous devez également intégrer les informations imposées par le Code de la consommation : informations précontractuelles, garanties légales, médiation de la consommation, modalités de réclamation et droit de rétractation lorsqu’il s’applique.
Si vous vendez à distance à des particuliers via un site internet, une obligation supplémentaire s’applique depuis le 19 juin 2026. Le consommateur doit pouvoir exercer son droit de rétractation directement en ligne grâce à une fonctionnalité dédiée. Vos CGV doivent également préciser les modalités d’exercice de ce droit.
Si vous avez à la fois des clients particuliers et professionnels, il est souvent préférable de prévoir des CGV adaptées à chaque situation afin de tenir compte des règles applicables à chaque catégorie de clientèle.
Étape 2 : partir d’une structure type, puis l’adapter
Un modèle de CGV peut constituer une bonne base de travail, mais il ne doit jamais être repris tel quel.
Chaque activité présente ses propres contraintes. Un développeur freelance, une consultante indépendante, un artisan ou un e-commerçant ne sont pas exposés aux mêmes risques ni aux mêmes obligations.
Pensez notamment à adapter :
Les délais d’exécution
Les modalités de paiement
Les conditions d’annulation
Les modalités de livraison ou d’intervention
Les droits de propriété intellectuelle
Le nombre de révisions incluses
Les conditions de service après-vente
Les modalités de résiliation lorsqu’elles sont pertinentes.
Des CGV personnalisées seront toujours plus efficaces qu’un document générique téléchargé sur internet.
Étape 3 : rédiger en français clair
Des CGV difficiles à comprendre protègent rarement mieux.
Votre client doit pouvoir identifier facilement les règles qui s’appliquent à la relation commerciale. Privilégiez les phrases courtes, les formulations directes et les termes compréhensibles.
Par exemple, au lieu d’écrire :
« Le prestataire décline toute responsabilité quant aux conséquences directes ou indirectes découlant de l’usage des livrables. »
Préférez :
« Le prestataire est responsable de la bonne exécution de la prestation prévue au devis. Il ne peut toutefois être tenu responsable d’une utilisation des livrables différente de celle prévue lors de la commande. »
L’objectif n’est pas de simplifier à l’excès, mais de rendre les engagements compréhensibles pour les deux parties.
Étape 4 : faire relire vos CGV si les enjeux sont importants
Pour une activité simple, il est souvent possible de rédiger des CGV à partir d’une structure fiable et de sources officielles.
Une relecture juridique reste toutefois recommandée lorsque les enjeux sont plus élevés, notamment si vous avez :
Des contrats à forte valeur
Des clients grands comptes
Des clauses complexes de propriété intellectuelle
Des ventes à distance à destination des consommateurs
Des traitements de données sensibles
Des prestations susceptibles d'engager votre responsabilité financière de manière importante.
L’objectif n’est pas de produire un contrat de plusieurs dizaines de pages, mais de sécuriser les points qui pourraient générer un litige.
Étape 5 : rendre vos CGV faciles à retrouver
Des CGV bien rédigées n’ont de valeur que si elles sont accessibles au client avant son engagement.
Vous pouvez notamment les mettre à disposition :
En annexe de vos devis
Dans le pied de page de vos propositions commerciales
Sur une page dédiée de votre site internet
Dans un bon de commande
Dans un tunnel de paiement
Dans un contrat de prestation.
L’idéal est également de conserver une preuve de leur communication et de leur acceptation : devis signé, case à cocher, validation électronique, e-mail d’envoi ou lien transmis avant la commande.
Lorsque les CGV, les devis et les factures sont dispersés entre plusieurs outils, il devient plus difficile de retrouver la bonne version d’un document ou de démontrer ce qui a été accepté en cas de contestation.
Avec Solo, vous pouvez créer vos devis et factures au même endroit, suivre vos paiements et conserver une documentation cohérente entre CGV, devis et factures.
Étape 6 : mettre vos CGV à jour régulièrement
Les CGV ne sont pas un document figé.
Elles doivent évoluer en même temps que votre activité.
Une mise à jour peut être nécessaire lorsque :
Vos tarifs changent
Vos délais évoluent
Vous lancez une nouvelle offre
Vous modifiez vos modalités de paiement
Vous ciblez une nouvelle clientèle
Une réglementation évolue
Votre organisation ou vos processus changent.
Attention
Une nouvelle version de vos CGV ne modifie pas automatiquement les contrats déjà conclus. Sauf accord contraire des parties, elle s’applique principalement aux nouvelles commandes et aux nouvelles prestations.
Les erreurs fréquentes à éviter
Les CGV sont utiles seulement si elles sont adaptées à votre activité.
Copier les CGV d’un concurrent
C’est l’erreur la plus fréquente.
Des CGV copiées peuvent contenir des clauses inutiles, fausses ou inadaptées. Elles peuvent aussi ne pas couvrir vos vrais risques.
Un consultant SEO n’a pas besoin des mêmes CGV qu’un site e-commerce ou qu’un photographe de mariage.
Oublier les clients particuliers
Beaucoup d’auto-entrepreneurs rédigent des CGV pensées uniquement pour le B2B.
Problème : si vous vendez aussi à des particuliers, les règles changent. Droit de rétractation, médiation, garanties et informations précontractuelles doivent être traités avec prudence.
Ne pas prévoir les retards de paiement
Si vos CGV ne disent rien sur les délais de paiement, les pénalités ou les conséquences d’un impayé, vous perdez un levier important.
Vos factures doivent ensuite rester cohérentes avec vos CGV. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter Relance facture impayée.
Confondre CGV et contrat de prestation
Les CGV sont générales. Elles encadrent toutes vos ventes.
Le contrat de prestation est spécifique. Il détaille une mission précise.
Pour une mission simple, un devis signé avec CGV annexées peut suffire. Pour une mission longue, complexe ou à fort enjeu, un contrat dédié peut être préférable.
Ne jamais mettre à jour ses CGV
Des CGV rédigées il y a trois ans peuvent ne plus correspondre à votre activité.
Vous avez peut-être changé vos tarifs, vos délais, vos outils, vos offres ou vos clients. Une mise à jour régulière évite les incohérences entre vos CGV, vos devis et vos factures.
Ce qu’il faut retenir
Les CGV permettent de sécuriser votre relation commerciale avant même le début d’une prestation ou d’une vente. Elles précisent les règles applicables en matière de paiement, de délais, de responsabilité, d’annulation ou encore de propriété intellectuelle.
Si vous travaillez avec des particuliers, elles constituent généralement le support utilisé pour communiquer les informations précontractuelles obligatoires. Entre professionnels, elles doivent être communiquées à tout client qui en fait la demande.
Des CGV claires, adaptées à votre activité et régulièrement mises à jour vous aident à prévenir les litiges et à encadrer vos échanges dès le départ. Elles complètent naturellement vos devis et vos factures pour créer une relation commerciale plus sereine et plus professionnelle.
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Les questions fréquentes
Les CGV posent les règles générales applicables à vos ventes ou prestations. Le contrat de prestation détaille une mission précise : périmètre, livrables, planning, prix, responsabilités. Les deux peuvent se compléter.
Oui, surtout pour une activité simple. Il faut toutefois adapter les clauses à votre activité, à vos clients et à votre mode de vente. Pour des enjeux importants, une relecture juridique est recommandée.
Le plus prudent est d’obtenir une preuve d’acceptation : CGV annexées au devis signé, case cochée avant paiement, contrat signé, ou e-mail clair. En B2C, les informations doivent être portées à la connaissance du consommateur avant la vente.
En B2C, l’absence des informations précontractuelles obligatoires peut entraîner des sanctions administratives. Pour un micro-entrepreneur, l’amende peut notamment atteindre 3 000 € selon le manquement constaté. En B2B, le refus de communiquer ses CGV à un acheteur professionnel qui en fait la demande peut également être sanctionné.
Au-delà de l’aspect réglementaire, l’absence de CGV laisse de nombreuses situations sans cadre clair : retards de paiement, annulation d’une mission, désaccord sur les livrables, propriété intellectuelle ou responsabilité en cas de litige.
Elles sont obligatoires si le freelance vend à des particuliers. Entre professionnels, elles doivent être disponibles sur demande. Dans tous les cas, elles sont fortement recommandées pour encadrer la prestation.
Oui. C’est même une bonne pratique, surtout si vous vendez en ligne. Vous pouvez aussi les joindre à vos devis ou les intégrer via un lien visible avant validation de la commande.
Non. Les CGV posent le cadre général. Le devis précise une prestation particulière : prix, délais, livrables, acompte, modalités spécifiques. Pour sécuriser la chaîne complète, utilisez les deux.
Avant d’envoyer un devis, vérifiez que vos conditions, vos délais et vos modalités de paiement sont cohérents avec vos CGV.
Sources
- https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F33527
- https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/conditions-generales-de-vente-quelles-mentions-sont-obligatoires
- https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038414392
- https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038414392
- https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000032221775
- https://www.economie.gouv.fr/particuliers/mes-droits-conso/bien-consommer/tout-savoir-sur-la-garantie-legale-de-conformite
Auteurs
Barbara s’est formée à EmLyon Business School, où elle a développé un intérêt marqué pour l’entrepreneuriat et la communication. Aujourd’hui, elle met ces compétences au service de la création de contenus au Portail Auto-Entrepreneur, avec la conviction que l’accès à une information simple et fiable peut réellement aider les micro-entrepreneurs au quotidien.
Jeanne accompagne les auto-entrepreneurs depuis 2020. En pilotant une équipe de conseillers spécialisés dans les démarches de post-immatriculation puis une équipe dédiée aux démarches de modification et de cessation d'entreprise elle a développé une expertise certaine sur le sujet.
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